Photographie en banderole : ©Patrick Arrigo, ©Francisque Bulliffon, ©Frédéric Bacuez, ©Stéphane Débias

Les carnivores en Rhône-Alpes

Les Carnivores regroupent des mammifères adaptés à la prédation, et bon nombre d’entre eux tirent leurs ressources et leur énergie en ingérant une nourriture carnée, à base de Vertébrés. Néanmoins, certains Carnivores ont un régime alimentaire plus large et peuvent se nourrir en abondance de végétaux (tubercules, tiges, fruits), d’insectes et de mollusques.

En Rhône-Alpes, 16 espèces de mammifères carnivores sauvages sont recensés ainsi que 2 espèces domestiques susceptibles d’intervenir dans l’équilibre de la biodiversité. L’ensemble de ces espèces vous sont présentées ci-dessous.

Et du côté Juridique ?

Parmi ces 16 espèces de Carnivores seules 6 sont protégées au niveau national et elles correspondent principalement à des grands mammifères menacés. Les 6 espèces protégées sont le Chat sauvage (Felis silvestris), la Genette commune (Genetta genetta), le Loup gris (Canis lupus), la Loutre d’Europe (Lutra lutra), le Lynx boréal (Lynx lynx) et l’Ours brun (Ursus arctos).

Les huit autres espèces sauvages (en ignorant donc le chien et le chat domestique) ne sont pas protégées et sont considérées comme chassables. Parmi elles est présent le cas particulier du Vison d’Amérique (Mustela vison). Cette espèce provenant du continent Américain a été introduite en France dans les années 1920 pour élevage, et les premières populations en milieux naturels ont été notées dans les années 1970. Ce Vison induit alors une compétition avec le Vison d’Europe, espèce autochtone. Même si l’impact du Vison d’Amérique sur le fonctionnement des écosystèmes qu’il occupe n’est pas encore bien documenté, il occupe la niche écologique du Vison d’Europe, et il est souvent considéré comme une des causes de la raréfaction de l’espèce autochtone.

Le Chien (Canis familiaris) ainsi que le Chat domestique (Felis catus) sont également des cas particuliers. En effet, leur impact sur la biodiversité n’est pas anodin. Leur présence assez courante dans les milieux naturels créee des situations complexes, comme le problème des éliminations de moutons (le plus souvent par des chiens errants) couramment mises sur le dos des grands prédateurs sauvages (Loups et Lynx) ou encore comme le croisement avec des espèces sauvages comme celles entre les chats domestiques et les chats sauvage, induisant un risque de disparition (à plus ou moins long terme) de l’espèce sauvage.

Un point sur les connaissances

Alors que les espèces de grands Carnivores français sont très bien connues et suivies, les autres espèces sont beaucoup moins étudiées et par conséquents bien moins connues. Pour cela, les études, les inventaires et les apports de données sont essentiels au suivi et à la connaissance de ces espèces. Une démarche de prospection renforcée, inclue dans la dynamique de l’Atlas des Mammifères sauvages de Rhône-Alpes, a alors été engagée afin de remettre à jour nos connaissances sur la répartition de ces espèces et sur l’état de leurs populations en Rhône-Alpes.

Plusieurs moyens sont alors employés pour y parvenir :

– Formation des observateurs bénévoles à l’identification des espèces

– Mise à disposition de clés d’identification, illustrées et téléchargeables gratuitement, permettant de reconnaître les traces et indices de ces discrets prédateurs.

– Mise à jour de l’atlas des Mammifères de Rhône-Alpes comprenant un Chapitre sur le groupe des Carnivores.

– Présence d’un réseau Loutre pour servir d’appui à l’amélioration des connaissances sur l’espèce et l’évolution de sa répartition dans la région. https://auvergne-rhone-alpes.lpo.fr/nos-reseaux/reseau-loutre/

 

Pour avoir accès à l’ensemble des informations, rendez-vous sur la plateforme dédiée à l’Atlas des mammifères sauvages de Rhône-Alpes.